Valeille

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Valeille


 

La commune de Valeille se situe au sud-est de Feurs et son territoire se partage entre une plaine humide et les premières pentes des Monts du Lyonnais, en une proportion de 2/3 pour 1/3. Ce milieu humide se traduit par une présence importante d’étangs, de l’ordre de 10% de la surface totale de la commune actuellement, chiffre évoluant à 15% en 1815 sur le cadastre Napoléon et certainement un peu plus pour les périodes plus anciennes. 

Pointe losangique

Les ramassages d’indices, pour les périodes anciennes, sous forme de silex ont été importants. Mais comme pour Saint-Cyr-les-Vignes, ces trouvailles sont la plupart du temps isolées ou limitées à quelques exemplaires par parcelles. Ces indices sont composés en majorité d’éclats, avec parfois la présence d’un bulbe de percussion. Parmi les éléments issus de débitages figurent un nucléus, quelques lames ou lamelles, un petit racloir, un perçoir et une pointe de flèche losangique. Une autre pointe de flèche, à ailettes et pédoncules aurait été ramassée, il y a quelques années près du lieu-dit les Souches. A noter, près du lieu-dit les Places, sur l’emplacement d’un ancien étang, donc au sein d’un milieu remanié, la présence d’éléments lithiques qui paraissent avoir été abandonnés en cours de taille.

La période gallo-romaine est assez bien représentée. Au début du XVIIIe s., un trésor monétaire, comportant plus de 300 médailles de moyen bronze datant du milieu du IIIe s. de notre ère, a été découvert par un cultivateur des Places. Les prospections ont montré la présence de plusieurs occupations de cette période sous forme de fragments de tuiles à rebords et de tessons de céramique commune sur trois parcelles distinctes du lieu-dit, dont le toponyme couvre une surface importante. Vers le lieu-dit Brossillon, la prospection montre une occupation assez conséquente liée à un habitat et peut-être des bâtiments annexes. Des ramassages de tuiles à rebords accompagnés de tessons de céramique commune et parfois d’amphores ont été effectués à la Pradilière, au Tatier et à Petit Buisson.

La présence de céramique médiévale a été constatée à la Poncetière, associée avec des fragments de tuiles à rebords ou encore aux Places où les ramassages se recoupent avec une des présences gallo-romaines. Autour du lieu-dit Sury, autrefois Sury le Bois, résidence et château des comtes de Forez, dont il existe une représentation sur l’Armorial de G. Revel, de la céramique dont la datation est assez large, a été ramassée. Elle provient vraisemblablement des habitats regroupés autour de la fortification et de l’épandage de toutes époques. L’exploitation de documents inédits de la bibliothèque de La Diana à Montbrison associée aux éléments d’archives déjà dépouillés, a permis de replacer avec plus de précision quelques éléments : fossés, tour porche, hôtel comtal, chapelle. La prospection sur ce lieu, aujourd’hui complètement détruit, a montré la présence d’un tertre sous lequel se trouve une pièce voûtée correspondant à l’emplacement de l’hôtel comtal ainsi que de la présence d’un petit fragment du rempart. La présence de remploi, dans les bâtiments encore présents, est importante et variée : encadrement de portes et de fenêtres ; bénitier ; fragment de croix ; margelle de puits monolithique ; pierres moulurées, etc

 

Vue aérienne Sury le Bois

 

UneEglise de Valeille étude de l’église, située au bourg, datant en partie de la fin du XVe ou début du XVIe s., a été menée. Elle montre plusieurs modifications dont les principales datent du XVIe et du XIXe s. Un autre édifice religieux, la chapelle Notre-Dame du Bon Secours, situé près du bourg, date du XIXe s.

Un moulin, déjà disparu en 1815, a été recensé en bordure du Garollet, au niveau du village situé au débouché du relief de ce ruisseau. Une tuilerie, située près de Tatier fait aussi partie du patrimoine artisanal des XVIII-XIXe s.

Enfin, deux châteaux ou demeures bourgeoises datant du XVIIIe s. ont été inventoriés à la Combe et au Soleillant.

 

Bulletin n° 26, 2016