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Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire
Maison Passé-Présent
8 rue Desimiane de Montchal
42170 Saint-Just Saint-Rambert

Sury-le-Comtal



Chapelle Saint-EtienneLa commune de Sury-le-Comtal est installée dans le quart sud-ouest de la plaine du Forez. Sa partie ouest empiète sur les piedmonts des monts du Forez. Elle est traversée par la rivière de la Mare et celle d’Ozon qui se rejoignent au nord de la ville. On trouve dans son sous-sol de l’argile et du calcaire qui a donné lieu à une activité de fabrication de chaux. Fait rare dans la plaine, il existe aussi un filon de silex. De couleur blanc laiteux, il ne se retrouve malheureusement pas dans les sites préhistoriques ou protohistoriques situés aux alentours, indiquant peut-être que le gisement n’était pas accessible à cette époque.

Plusieurs découvertes archéologiques ont été faites lors du creusement du canal du Forez. Tout d’abord une grande lame en silex à deux tranchants, près du pont-canal. Ensuite près du lieu-dit d’Aubigny où « Un vase romain, des monnaies impériales, des fragments de vases et des restes humains et animaux qui avait été incinérés », ainsi qu’un bâti voûté, ont été retrouvés. Toujours près du même lieu, une occupation protohistorique a laissé quelques traces sous la forme de quelques céramiques à décor digité et d’éclats de silex.

La présence gallo-romaine est très présente sur le territoire de la commune, souvent mélangée avec de l’amphore Dressel pouvant indiquer une présence laténienne sous-jacente. Qualitativement, les sites se limitent souvent à des tessons de tuiles à rebords et à quelques fragments de céramique commune. Les lieux de découvertes ont été regroupés en plusieurs pôles :

  • Chapelle Saint-Etienne tout le long de rivière de la Mare où un fragment de sigillée à décor de l'atelier de Lezoux (63) a été ramassé ;
  • autour du hameau d’Ozon, où ce sont surtout des fragments de tuiles à rebords et de céramique commune qui ont été retrouvés en plusieurs points;
  • vers Amancieux, où ont été effectués des ramassages de fragments de tuiles à rebords et de céramique commune ;
  • vers les hameaux de Sancieux et du Mont, où ce sont essentiellement des fragments de tuiles à rebords qui ont été retrouvés.

La présence de pierres à trous de louve dans les chaînages d’angle ainsi qu’un petit appareil réticulé en remploi dans la chapelle Saint-Étienne du cimetière pourraient appartenir à un bâtiment important qui se trouvait sur place mais pourrait aussi appartenir au même ensemble que les trouvailles d’Aubigny. La zone située à l’est du territoire s’est révélée pauvre en vestiges archéologiques.

Lors des différentes tranches de travaux de la ZAC des Plaines et de la déviation routière de Bonson et de Sury-le-Comtal, des sondages et fouilles ont permis de mettre en évidence de nombreuses traces d’occupations anciennes sur ces deux communes et sur celle de Saint-Marcellin-en-Forez. Deux puits ont été fouillées (Ferber, Inrap, 2010), le premier pourrait dater du Ier Age du Fer et le second de la période augustéenne. Parmi les nombreux fossés liés à des parcellaires, souvent érodés, formant une trame en partie antique, un charbon de bois a permis d‘avancer pour une de ces structures une datation des IIIe-IVe siècle.

Dans la quatrième tranche des travaux de la déviation, au plus près du bourg de Sury, d’autres éléments archéologiques ont été trouvés (Isnard, Inrap, 2016). Outre des éléments du parcellaire, il a été fouillé une fosse du Néolithique et le dépôt d’une céramique protohistorique ; ce sont deux découvertes isolées. Il est apparu aussi, un petit établissement rural médiéval. Il est composé d’un petit bâtiment et de structures périphériques, d’un puits et d’un chemin d’accès empierré.

La première mention de la ville date de 1092. Elle s’est développée autour de son château qui au fil des siècles a connu de nombreuses modifications. Les plans anciens montrent l’existence de trois enceintes. La première est celle qui entourait le château et dont le tracé est difficile à suivre à cause des extensions et des embellissements qui ont été effectués. La seconde enceinte s’observe beaucoup plus facilement sur un plan de 1750 ou directement sur le terrain. Elle était percée de trois portes : la porte d’Amancieux au nord-est ; la porte de la Farge au sud-est et la porte du Fort à l’ouest. La troisième enceinte a été construite dans le prolongement, au sud, de la précédente. Pour sa construction, la forme circulaire ou ovoïde a été abandonnée au profit d’un plan rectangulaire. Elle s’ouvre par une porte unique, la porte des Fours à Chaux. La représentation qu’a fait Guillaume Revel de la ville autour de 1450 est une des plus réussies de son Armorial.

Au XVe siècle, en remplacement d’un édifice plus ancien, l’église dédiée à Saint-André a été construite. Elle sera modifiée ou agrandie plusieurs fois entre le XVIe et le XIXe siècle. Une crypte, servant d’ossuaire, se trouve sous le bâtiment.

Une petite chapelle dont il est dit qu’elle a remplacé un oratoire appartenant à l’Hôtel-Dieu a été construite au XVIIe siècle sous le vocable de Notre-Dame de Mercy ; elle se trouve près de la porte du Fort. La chapelle du cimetière constitue le troisième édifice religieux de la ville. C’est un très bel édifice dont la base est romane.

Une maladrerie existait sur le chemin qui conduit de Sury-le-Comtal à Saint-Romain-le-Puy, près d’Amancieux où le toponyme a été conservé dans les matrices cadastrales anciennes. A l’époque ce chemin était celui qui reliait Montbrison à Saint-Rambert et au pont de Saint-Just.

Le paysage de la commune est marqué par la présence de nombreux sites d’extraction de calcaire et aussi d’argile. Le calcaire était transformé en chaux dans des fours dont nous retrouvons la trace et l’implantation dans les matrices cadastrales pour les plus récentes. Plusieurs tuileries ou tegularia figurent dans les mentions anciennes et dans les mêmes matrices.

Base de données Lapis crucem

Les croix en pierres antérieures à la Révolution

Le GRAL a réalisé  un inventaire des croix de pierres antérieures à la Révolution dans le département de la Loire, opération coordonnée par Mireille Busseuil. Une base de données a été créée que nous avons souhaité ouvrir sans restrictions à tous, sinon une petite citation en cas d'utilisation des données.

Nous sommes preneurs d'interaction concernant des croix qui nous auraient échappées ou pour lesquelles vous possédez des données complémentaires.

Cliquez sur l'onglet CROIX

PUBLICATION :

Les portes en pierre

Un élément singulier de l’architecture souterraine

entre Moyen-Orient et Occident

Eric Clavier et Luc Stevens

 Couv portesL’utilisation des portes en pierre dans le monde souterrain n’a fait l’objet que de rares études généralement focalisées sur une région ou un site spectaculaire. Nos recherches, concentrées sur le bassin méditerranéen au sens large, mettent en évidence l’utilisation de ces portes sur un temps très long, depuis la Préhistoire jusqu’au Moyen-Age, en passant par l’antiquité. Ces portes se retrouvent également dans des contextes très variés. Présentes en grand nombre dans les monuments funéraires, on en retrouve également dans certains sites souterrains défensifs ou destinées à des pratiques plus domestiques comme le stockage. Depuis le Val de Loire jusqu’en Arménie en passant par l’Espagne, l’Italie, la Bulgarie, l’Egypte et les pays du Levant, nous vous proposons l’étude de portes pour lesquels nous tenterons de mettre en évidence les différentes caractéristiques architecturales et leur mode de fonctionnement. C’est donc, entre Orient et Occident, à un véritable voyage souterrain que nous vous invitons.

Préparez-vous à franchir des portes que vous n’auriez jamais penser pouvoir ouvrir.

234 pages en couleurs

format 22 x 22 cm

Prix : 40 € + Frais de port

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une hache pas très polie...

 

 

 

La découverte d’une hache polie n’est pas une chose courante. Ce ramassage sur la commune de Veauchette est celui d’un petit modèle en forme d’amande, mesurant 6 cm de longueur par 4,5 cm de largeur et 1,5 cm d’épaisseur. Ce qui en fait son originalité c’est la matière dans laquelle elle a été fabriqué : une variété de basalte vacuolaire. Cette roche est habituellement utilisée pour fabriquer du matériel de mouture et elle n’est sans doute pas la plus approprié pour la fabrication de ce type d’objet. Son tranchant est d’ailleurs très émoussé.

 

 

Les charbonnières des Hautes Chaumes des monts du Forez

 

 

L’activité des charbonniers dans les Hautes Chaumes du Forez est connue. Le lieu où est pratiquée cette activité se présente en général comme une plateforme de 6 x 3 m qui a été aménagée perpendiculairement ou parallèlement à une pente (les terres de creusement en amont ont permis de fabriquer la plateforme en aval) et sur laquelle la construction de bois était installée. Elles sont souvent regroupées par 4 à 6 unités.

 Fabrication fosses

 

 

 

 

 

 

 

 

La montagne de Saint-Anthème offre la particularité d'avoir accueilli une intense activité de ce type puisque plusieurs secteurs comprenant chacun plus d’une cinquante de charbonnières regroupées ont été identifiés lors des prospections du programme d’inventaire. La fabrication s’effectuait classiquement sur des plateformes mais aussi en fosses circulaires d’environ 3,50 m de diamètre dont les terres de creusement ont été rejetées en périphérie. Elles forment des bourrelets. Cette manière de procéder était utilisée dès l’antiquité mais les fosses étaient plutôt de forme rectangulaire et allongée. Ce sont donc de véritables champs de charbonnières installés à la limite entre les pâtures et les zones boisées qui ont été dénombrés.

Taupinière

Ces découvertes posent évidemment de nombreuses questions : s’agissait-il d’une activité qui était pratiquée à plein temps ou bien s'agissait-il d’une activité annexe et ponctuelle ? A quoi servait tout ce charbon de bois : à une activité domestique ou artisanale ? Dans ce cas, à qui était-il destiné : à des forgerons, à des verriers ou autres ? Etait-ce un usage local ou un commerce existait-il ?

 

Les données locales sur ce type d’activité sont rares et nous sommes, bien évidemment, preneurs de tout renseignements.

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