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Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire
Maison Passé-Présent
8 rue Desimiane de Montchal
42170 Saint-Just Saint-Rambert

Le château du Rousset

Le château du Rousset (Margerie-Chantagret)


 

 

Vue aérienne du château
Généralités
 Le château du Rousset, dont l’édification et les aménagements s’échelonnent entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, s'élève sur la rive droite de la Mare, dans une vallée boisée, à l'extrémité ouest de la commune de Margerie-Chantagret. Il est construit sur une petite éminence rocheuse entourée sur deux côtés par la rivière.
 
Citée dès 1260, la maison forte du Rousset fut la possession au cours des siècles des familles de la Bastie, Lothon, Sugny et Damas jusqu’à la Révolution. Vendu comme bien national, elle eut de nombreux propriétaires au cours du XIXème siècle. Elle appartient à la famille Midroit-Guigon depuis 1873.
 
Depuis 2010, les travaux de dégagement et de stabilisation, entrepris par les propriétaires, sont suivis par le GRAL qui réalise une étude du bâti à chaque intervention.

 

 

Organisation fonctionelle (cf planche des niveaux et niveaux façade)Vue d'ensemble de la façade sud

  Le château du Rousset présente un agencement complexe dû à de nombreuses campagnes d’agrandissements ou de modifications. Chaque bloc de construction est constitué de plusieurs niveaux s’enchevêtrant les uns aux autres.
  Galandages, cloisons et planchers ayant disparu, il est difficile de replacer avec précision les différentes pièces du château. La visite lors de la vente du château en 1793 a permis de connaître le nombre approximatif, l’attribution et l’aménagement des salles. Par contre leurs emplacements restent imprécis. Il n’y a aucun renseignement sur leur surface. La description sommaire faite en 1907 apporte un complément infime d’informations.

 

Cuve vinaire et aire de foulage 

1. Niveau -3/-4 : une salle souterraine s’ouvre sur quatre caves et un corridor donne sur l’extérieur et permet l’accès au moulin. La cave E2, renferme une cuve vinaire et une aire de foulage rupestres.
2. Niveau –2 : accessible uniquement par la cour intérieure, ce niveau comprend un corridor, une cuisine,un cellier et un débarras.
3. Niveau 0/1 : deux salles dont un fournier, la porte d’accès à la tour d’escalier et celle du niveau -2 s’ouvrent sur la cour intérieure.
4. Niveau 1 : il était occupé par une grande salle « ornée de belles boiseries du XVIIe siècle en pin de pays, largement moulurées », deux chambres dont celle du « citoyen Damas », deux cabinets, la chapelle et les latrines.
5. Niveau 2 : l’espace était partagé entre une grande chambre, une chambre d’enfant, un cabinet de toilette, sept chambres et un corridor.
6. Niveau 3 : il est mal conservé et peu décrit dans les textes ; il s’agissait probablement de l’étage réservé aux domestiques et occupé en partie par des greniers.

 

 
Les ouvertures (cf planche des ouvertures)

  Neuf types différents d’ouvertures ont été recensés. Cette grande diversité de style est le reflet de grandes périodes de construction ou de rénovation de l’habitat.

 Chronologie 

  Certaines parties du château étant toujours sous les gravats ou pas encore étudiées, ce bilan doit être considéré comme une hypothèse de travail.

Etat I (XIIème/XIIIème siècle) : construction du donjon

Etat II (XIIIème/XIVème siècle) : construction habitat

Etat III (XIVème siècle) : construction de la clôture et aménagement logis I

Etat IV (XVème/XVIème siècles) : aménagement logis II

Etat V (XVIème siècle) : aménagement important des défenses en pleine période de guerres de religion.

Etat VI (début XVIIème siècle) : porte d’accès de la tour vers l’extérieur

Etat VII (XVIIème/XVIIIème) : aménagement logis III

 

 Phasage UM 1  Phasage UM 1 et 2 - Phasage UM 3 -  Phasage UM 4 Phasage UM 5 Phasage UM 6

Le château, tel qu’il se révèle aujourd’hui, est le résultat de près de cinq siècles d’aménagements dont deux très importants ont complètement modifié son architecture.

 
Pour la famille de la Bastie, première occupante, il ne représentait probablement qu’un domaine productif qu’il fallait protéger de petites rapines. Capitaine châtelain de la forteresse de Lavieu, les seigneurs de la Bastie possédait des maisons intra-muros.
 
Lorsque la famille Lothons prend possession de la seigneurie du Rousset, c’est déjà une grande famille du roannais où elle réside. Guillaume Letous fut contraint par les gens du comte à renouveler l'aveu de la maison forte du Rousset. Outre la stratégie fiscale, cela prouve le peu de valeur et d’intérêt que représentait ce bien récemment acquis. Pourtant ce sont eux qui réaliseront la première grande période d’aménagement. De simple petite maison forte les bâtiments vont se transformer en logis seigneurial fortifié.
 
Lorsque le château arrive dans la famille de Damas, le Forez est confronté, à l’instar du reste de la France, aux premiers troubles qui déboucheront sur la première guerre de religion (1561/1563). Intégristes catholiques, les seigneurs de Damas non seulement appartenaient à la Ligue mais en étaient les figures emblématiques.
 
Les nombreuses escarmouches durant ces périodes instables amenèrent les deux premiers seigneurs du Rousset (Georges et François) à élever une clôture avec de nombreux éléments de défenses. Ceux-ci peuvent paraître surdimensionnés par rapport à la situation du château. Mais proche des grands chemins de communication, les attaques devaient être fréquentes.
 
La paix revenue, les comtes de Damas suivants transformèrent le Rousset en résidence de plaisance entouré d’un jardin à l’anglaise.

Sainte Catherine

Chapelle sainte Catherine à Saint-Marcellin-en-Forez


 

  La commune de Saint-Marcellin-en-Forez est installée au pied du dernier relief des monts du Forez et du premier replat de la plaine.
  Second édifice religieux de la paroisse, la chapelle Sainte-Catherine, orientée est-ouest, est en limite de l'ancienne place Grenette. Dans l'armorial de Revel, elle n'est pas représentée. Située hors les murs, l'édifice ne présentait, semble-t-il, aucun intérêt stratégique pour le héraut d'armes du Duc de Bourbon.
Vue de la façade da chapelle dédiée à sainte CatherineClocher mur de la chapelle  Cette modeste chapelle a suscité de nombreuses hypothèses quant à son origine et son utilisation. En effet, pourquoi deux églises bâties sensiblement en même temps et distantes de quelques mètres ? Etait-elle une église utilisée en période d'épidémie ? Etait-elle l'église d'une autre paroisse ?
  La présence de chapelles hors les murs n'est pas exceptionnelle mais les raisons de leurs implantations sont différentes : à Saint-Rambert, l'église Saint-André et la chapelle Saint-Jean sont intra-muros, Saint-Côme est hors les murs (cimetière de lépreux) ; à Sury-le-Comtal, une église intra-muros et Saint-Etienne hors les murs (peut-être déplacement du lieu de vie et maintien du lieu de culte primitif) ; à Cuzieu, la chapelle hors le bourg était le siège d'un prieuré. La ville close de Saint-Marcellin ne possédait peut-être pas de cimetière. La place étant mesurée, un petit cimetière aurait pu être créé avec une chapelle attenante, hors les murs.
  A partir de 1348, suite aux pestes successives, les cimetières furent déplacés hors les murs de la ville pour éviter la contamination. Les ordres ont-ils été devancés par les autorités de Saint-Marcellin ?

Détail du portail  La première construction de la chapelle daterait de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. Elle était construite selon un plan simple à nef unique précédée d'une abside semi-circulaire couverte en cul de four. Le sol de la nef était en terre battue. Un décor polychrome rouge, jaune, noir ou brun recouvrait les murs.
Elle est citée pour la première fois, dans les textes, en 1314, comme église de cimetière : cimetière de Sainte Katherine, de Saint Marcellin. Les murs gouttereaux de la nef furent détruits, ainsi que les peintures murales. La guerre de cent ans, qui ravageait le pays, fut-elle à l'origine de cette destruction ?

Vue de l'abside de la chapelle sainte Catherine  Dans la seconde moitié du XVe siècle, les murs gouttereaux furent reconstruits en pisé sur les vestiges des anciens murs. La chapelle est l'exemple le plus ancien, sur le territoire national, d'utilisation du pisé dans un édifice religieux.
La partie supérieure des murs fut terminée par une maçonnerie de pierre. Une charpente et un plafond en bois de pin, subsistant aujourd'hui, furent installés. Les murs furent recouverts d'un enduit gris avec rehauts blancs et noirs. On peut le voir autour des ouvertures ainsi qu'à l'angle des « murs piliers » soutenant l'arc. Le sol fut recouvert de carreaux de terre cuite.
  Les siècles suivants apportèrent peu de changement quant à ses aménagements mais de nombreux quant à son utilisation. En 1712, la chapelle ne servait qu’une seule fois par an. En 1807, elle était en si mauvais état qu'une grande série de restaurations fut effectuée, grâce à la générosité publique. Le 20 août 1882, le cimetière Sainte-Catherine fût abandonné au profit du nouveau situé à Outreleau.
  Ainsi commença le temps des outrages.
  Utilisée comme grange, salle de spectacle, dépôts divers, elle résista plus ou moins aux agressions contemporaines, malgré le percement de deux grandes baies dans le mur gouttereau nord.

Fresque du tympan

La fresque du tympan

 Le tympan de la chapelle est décoré d'une fresque figurant le martyre de sainte Catherine d'Alexandrie. Les décors sont fragmentaires. Néanmoins, il est possible d'en visualiser les différents épisodes.
Elle fut dégagée en 2001 et fixée pour résister aux multiples agressions.

Description d'ensemble

  Les différents tableaux sont peints sur un fond jaune pâle dont le contour est délimité par deux liserés noirs. La palette de couleur utilisée privilégie les couleurs vives : jaune d'or, bleu, gris foncé et noir. Certains éléments, indiqués seulement par un contour gris foncé, ont reçu une simple préparation blanche. La fresque ne fut probablement jamais terminée.
  L'artiste a, semble-t-il, été confronté au manque de place pour réaliser son œuvre : débordement de certains éléments hors des liserés ; superposition de trois tableaux à gauche.

Fresque du tympan : relevésDescription des tableaux

Les différents tableaux sont organisés de part et d'autre d'un personnage.

- A gauche

Sainte Catherine, à genou, est vêtue d'un long manteau bleu, sa chevelure jaune d'or est nimbée de bleu. Près de sa tête, la roue jaune d'or de son supplice sort de la composition (A).
Au-dessus est suspendue l'épée de sa décapitation. La présence de fragments jaunes et bleus laisse supposer l'existence d'un élément symbolisant le bourreau (B).
Au-dessous de la roue apparaît un personnage masculin couronné, vêtu de bleu, à la chevelure jaune d'or. Quelques fragments de pigments bleu et jaune d'or sont dispersés entre le personnage et la sainte agenouillée. Il s'agirait de la représentation de l'empereur Maximien et des trois philosophes confrontés à Catherine (C).

 - Au centre (D)

Le personnage central, démesuré par rapport à son environnement, occupe toute la hauteur du tympan et empiète sur le liseré. Il s'agit d'un personnage féminin, nimbé de bleu, vêtu d'une longue robe bleue et chaussé de poulaines grises. La présence de l'épée de la décapitation dans sa main gauche et du livre des écritures saintes dans sa main droite permet d'identifier sainte Catherine.
A ses pieds, deux fragments de pigment jaune d'or sont probablement les vestiges d'un autre élément impossible à déterminer (E).

- A droite

Le tableau suivant figure l'emprisonnement de sainte Catherine dans la tour. Sa représentation, surmontée de jaune d'or, est amputée de moitié (F). S'agit-il de créneaux et d'une toiture ou d’un quadrupède assimilé au veau d'or comme sur les fresques de Grézieux-le-Fromental ?
De sainte Catherine ne subsiste que la chevelure jaune d'or nimbée de bleu. Elle semble agenouillée devant un élément de couleur jaune d'or (G).

  La datation de la fresque est une tâche difficile, notamment en l'absence de l'analyse des pigments ou des supports.
En comparant les fresques de Grézieux-le-Fromental et de Saint-Marcellin-en-Forez, il apparaît une similitude troublante dans le graphisme. Cette ressemblance permet de supposer une réalisation à une période similaire et/ou par le même artiste. Les peintures murales de l'ancienne église de Grézieu-le-Fromental sont datables de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle
  La fin du XIIIe ou le début du XIVe siècle auraient pu voir débuter la réalisation de la  fresque du tympan. Les ravages de la guerre, les exactions des Tards-Venus ou le décès de l'artiste pourraient être à l'origine de l'arrêt brutal de l'exécution de la fresque.

 Depuis janvier 1998, l'installation de la Médiathèque dans ce lieu chargé d'histoire constitue un enrichissement considérable pour la commune. Ce beau bâtiment, lumineux, spacieux, confortable et vivant attire de nombreux lecteurs et visiteurs de la région. Il est agréable d'y entrer et de s'y installer pour un simple petit moment de lecture.
La chapelle Sainte-Catherine a retrouvé sa place dans la vie du village.

Eglise de Chazelles/Lavieu

Eglise de Chazelles-sur-Lavieu


 

Bref historique

Eglise vue de l'ouestDès 969, l’église est sous le vocable de saint Michel. De cette époque, il ne subsiste aucun élément visible.
En 1665, le chœur était voûté et, de chaque côté, se trouvait une chapelle : une, sous le vocable de saint Blaise et l’autre, de saint Jean. Le cimetière, autour de l’église, était clos de murs et fermé par des grilles aux entrées. Au début du XXe siècle, une pierre tombale, de l’un des membres de la famille Ronzault, seigneur de la Pierre-Duron, se trouvait dans le chœur de l’église.
De l’église du XVe siècle, seul le clocher formant l’entrée a été conservé, hormis quelques pierres en remploi. Le reste de l’église a été reconstruit en 1863 par l’agent voyer Brivet dans le même style que le clocher. L’ensemble est érigé en granit gris local. La différence de période d’édification est flagrante dans l’appareillage entre le clocher élevé en gros moellons bien taillés et le reste du bâtiment construit en pierres mal équarries.

Détails du clocherLe clocher

Le clocher (photo), de plan carré, est percé de petites ouvertures moulurées situées à mi-hauteur (note a). Il est flanqué, aux quatre angles, de contreforts à bâtière (note b), surmontés de pinacles (note c) pour 3 d’entre eux et d’une croix pour celui situé au sud-ouest (note d).

A l’étage supérieur, les quatre façades sont percées de baies géminées à double voussures et archivolte (note e), encadrées de colonnettes surmontées d’un pinacle (note f). Les bases des piédroits et des colonnettes sont à moulures prismatiques. Des d’abat-sons en bois, ornés de fleurs de lys, sont disposés dans les baies.

Des gargouilles ornent deux façades. Sur celle Gargouille, chien ?située à l’est, la sculpture Gargouille, tête fémininepourrait être un visage féminin à l’abondante chevelure. Sur la façade ouest, située sous l’horloge, c’est un animal (chien ?) qui est sculpté (note h).

Le portail

Le portail, bel élément gothique, présente un décor très élaboré, typique du XVe siècle. Il se compose d’une archivolte à triple claveaux (triple voussures moulurées) (note a) reposant sur des jambages décorés, de chaque côté, de colonnettes à base prismatique et ornées de décors à feuillages (note b, détails b-c).

Portail de l'église, détailsTrois écussons décorent le linteau de la porte d’entrée (note c). Le tympan de l’ogive est ajouré d’enroulements de style flamboyant (note d). L’ensemble est couronné d’un gâble triangulaire, se terminant par un fleuron dont les courbures sont surmontées de feuilles d’acanthe en relief. Son centre est orné du blason IHS (note e, détail a). De Base prismatiqueAccès au clocherpart et d’autre du portail, des colonnettes sont surmontées de fleurons et agrémentées de décors floraux (note f).

Intérieur

A l’intérieur, le clocher forme une avant-nef permettant de pénétrer dans l’église. La porte donnant accès à l’escalier, dessert les cloches. Elle a été conservée. Il en est de même pour les piliers à base moulurée du XVe. Ceux-ci sont en partie dissimulés par la maçonnerie moderne. L’intérieur, entièrement refait au XIXe siècle, ne présente aucun élément architectural remarquable.

Etude de l'existant

 

Prise de photos

 

Etude de l'existant


 

Archives de La Diana : démolition église de MarcouxL’étude des éléments architecturaux s’organiseTerrier de Marclopt autour de trois axes de recherche :

1 - Carte Archéologique du département de la Loire. Le corpus est fluctuant selon la richesse de la commune (croix, château, église, habitat) et l’ancienneté du patrimoine (antérieur au XVIIe siècle). La durée annuelle des opérations de prospection limite, souvent, les investigations.

2 - Programme spécifique ou thématique annuel ou pluriannuel : enceintes d’agglomérations, château du Rousset…

3 - A l’occasion de travaux de restauration ou de mise en valeur : chapelle Sainte-Catherine (Saint-Marcellin-en-Forez), Notre-Dame-de-Bonson….

La méthodologie de travail s’oriente vers deux directions : les archives et le terrain. Chacune étant tributaire du cadre de l’opération et du temps disponible.

 

Les archives

  Le but de la recherche en archives est d’établir une chronologie de l’édifice et de ses possesseurs Chartes de fondation de la maison forte de Marcouxafin de rédiger une notice la plus complète possible. Une étude héraldique avec les dessins des blasons vient s’ajouter au résultat.
 
Le département de la Loire possède une grande richesse d’archives anciennes : chartes, terriers, actes notariés, cartulaires, plans, cartes…. ou plus récentes : photographies de la fin des XIXe/début XXe siècles.
 Coupe schématique du clocher de Chalain d'Uzore Le dépouillement de ces documents, parfois inédits, nous conduit dans tout le département : bibliothèque Déchelette (Roanne) ; bibliothèque de La Diana (Montbrison), Archives Municipales ou Départementales (Saint-Etienne), archives d’associations (Amis du Vieux Saint-EtienneRelevés, Amis du Vieux Saint-Rambert, etc.), archives privées…

 

Le terrain

  L’action sur le terrain varie de la simple description jusqu’à une étude du bâti incluant des relevés (plan, élévation, courbe de niveau) voire même, pour certains bâtiments des investigations plus poussées.
 
L’utilisation de méthodes modernes de mesure (mètre-niveau laser…) ou de dessin assisté par ordinateur facilite grandement le rendu de notre travail.

 

Dans le sous-menu ETUDE DE L'EXISTANT, vous trouverez un résumé de ces opérations.

Saint-Galmier

Saint-Galmier


 

Vue aérienne de la ville de Saint-Galmier  Le territoire de Saint-Galmier se situe à cheval sur la partie est de la plaine du Forez et sur les premiers contreforts des Monts du Forez. Son réseau hydrographique est composé de trois cours d’eau. Le premier, un petit ruisseau nommé le Vérut, prend sa source au nord et se jette dans la rivière La Coise, à la limite sud de la commune. Ces deux cours d’eau ont profondément entamé le relief et formé des vallées escarpées. La Coise, dont le débit est plus important, a créé une petite plaine alluviale. Elle reçoit, à la limite ouest de la commune l’apport d’une autre rivière, le Volvon.

 Plan des thermes de Saint-Galmier (XIXe, La Diana)

  Les découvertes faites au XIXe siècle sont nombreuses et importantes. Il s’agit tout d’abord de thermes privés gallo-romains qui ont été fouillés en grande partie, six pièces furent dégagées. Elles ne laissent aucun doute sur l’utilisation du bâtiment : le caldarium (pièce chaude) et le tepidarium (pièce tiède) ont été identifiés. Les fonctions des quatre autres pièces sont plus sujettes à discussion. Le matériel monétaire ramassé couvre la période du milieu du IIe siècle au milieu du IVe siècle. Ces thermes se trouvaient près de la source d’eau minérale, aujourd’hui sous les terrains de l’entreprise exploitante de la source.
 
 La seconde trouvaille a été faite au lieu-dit La Pépinière, au nord de la ville, lors de la construction d’une route. Une partie d’un bâtiment à l’usage mal défini a été mis au jour : murs divers, pièce avec une cuve rectangulaire, pièce sur voûte en briques, canal bâti en tuiles à rebords et imbrex. Une datation du milieu du IIIe siècle a été avancée pour ce site.

 

  D’autres signalisations ou témoignages recueillis reviennent régulièrement dans les textes. Ils parlent de colonnes en marbre et chapiteaux corinthiens, de tronçons d’aqueducs, de statue d’un dieu assis ou encore de céramiques étrusques et urnes cinéraires. Malheureusement, les localisations de ces découvertes restent très vagues et les objets décrits sont perdus, ne permettant plus de vérifier la réalité de ces données.

  Les prospections systématiques du GRAL ont permis la découverte de 14 nouveaux sites potentiels. Si quantitativement, le résultat est très intéressant puisqu’il Fenêtre à croisée et meneauconfirme une occupation intensive du territoire de la commune, qualitativement le matériel ramassé est assez pauvre. Il se limite à de la tuile à rebords accompagnée parfois d’amphore ou de céramique commune, exceptionnellement de fragments de meules à bras. Classés en fonction du type de mobilier récolté sur chacun, ces gisements se répartissent ainsi : 1 site comportant du mobilier lithique sous forme d’éclats ; 5 sites contenant uniquement de la tuile à rebords ; 5 sites avec de la tuile à rebords associée avec de la céramique commune ; 2 sites avec de la tuile à rebords associée à des fragments d’amphore. Géographiquement 5 sites se situent en bordure de la rivière Coise à la limite sud de la commune ; 6 sites dans la partie plaine et 3 sites sont installés sur le relief à l’est.Détail architectural

 

  Quatre pôles importants caractérisent la période médiévale à Saint-Galmier :

- La maison forte du Vernet, en partie conservée, située au nord de la ville, sur les premières pentes du relief. La plus ancienne mention de ce bâtiment, date de 1317. Elle est vraisemblablement le point d’origine de la famille du Verney qui figure en bonne place dans l’histoire du Forez.
Amour participant à la décoration d'une porte- Le manoir de Teillères, acheté par le comte de Forez en 1340 et pour lequel il fit exécuter de nombreux travaux. Il devint un lieu de villégiature apprécié des comtesses du Forez. Guillaume Revel le représenta dans son Armorial en1450. Il subsiste une grande partie du bâtiment.
- Le pont Gavet, mentionné en 1381, est une construction à deux arches dissymétriques formant un dos d’âne et un angle en son milieu. Il est flanqué d’un éperon en amont et en aval. Il reste un des rares survivants des ponts de cette période dans le département de la Loire.
- Le bourg médiéval est enfermé dans son enceinte, construite vers la fin du XIVe siècle et dont il subsiste quelques éléments en élévation. Il est dominé par le château des comtes de Forez et par l’église. L’habitat de cette période et des suivantes est remarquablement conservé bien que la plupart des maisons aient Le Pont Gavetconnus de nombreux remaniements. Trois styles architecturaux peuvent être mis en exergue : le XVe, le XVIe et le XVIIe siècles. Le style Renaissance y est particulièrement riche et développé.

 

  Une étude du cadastre Napoléon et des chemins de la commune a mis en évidence le rôle important de carrefour que constituait Saint-Galmier. Un itinéraire, situé au nord de la commune, a particulièrement attiré notre attention : il se dirigeait à l’est vers Lyon et à l’ouest vers Montbrison, il pourrait appartenir à un réseau secondaire antique.

 

Bulletin n° 10, 1999
Bulletin n° 11, 2000